Hier soir (vendredi) votre serviteur était convié dans les contrées gelées de la demeure du maître de jeu le plus impitoyable de la guilde ligure: Romain le magnificient. Il allait officier sur le meilleur jeu de rôle de tous les temps j’ai nommé Advanced Dongeons and Dragons (AD&D v4 pour les intimes). C’est entre les 4 murs blancs enneigés de sa tanière décorée aux couleurs des flocons et bannière de ralliement de playfactory que tout ce qui va suivre va prendre place et croyez moi c’était pas beau à voir depuis on a fait appel à des peintres pour repeindre les murs en blanc tellement de sang a coulé. Pas une mouche ne volaient dans cet havre éphémère de paix tellement la cervoise et l’hypocras nous avaient rafraichi le gosier et assombri les idées. Une fois la mise en place du plateau de jeu avec les figurines et la répartition des différents personnages nous partîmes d’un même pas sûr et courageux à l’aventure. Nous étions huit compagnons de route aguerri à toutes les ruses et techniques de combats sauf une nouvelle voleuse que je n’avais pas encore eu le loisir de trucider… heu… de rencontrer plutôt.
Nous étions donc un groupe composé d’un Halfelin espiègle et un brin chapardeur un peu trop attiré par tout ce qui brille nous ayant attiré quelques ennuis. Il y avait aussi deux maîtres nains vétérans assoiffés d’or et aguerris malgré tout à toutes les bassesses anti-elfes. Nous avions une mage et une prêtresse très pieuses toutes deux dans l’exercice de leur fonction de sorts d’appoints ainsi que d’infirmière. Pour finir il y avait un tieffelin tacticien guerrier et un drakéide paladin (moi-même) qui en plus d’avoir dû subir les assauts de kobbolts enragés a dû essuyer les coups ratés de ses compagnons.
Vous pourrez dire ce que vous voudrez sur les nouvelles règles d’Ad&D v4 mais nous avions vraiment l’impression d’avoir des sorts assez puissants pour affronter n’importe quel dragon. La répartition en sorts “quotidien”; “à volonté”; et “en rencontres” permettait une meilleur gestion des techniques à utiliser lors des combats. De plus c’était suffisamment bien expliqué afin de permettre un rôle-play plus en adéquation et plus riche avec nos personnages à incarner. Nous disposions d’un coffret H1 le fort de Gisombre, offert par playfactory himself (excusez du peu :-> ), incluant un plateau pour avancer nos pions inclus eux aussi.
Vous serez donc tentez de penser qu’ainsi tout allait bien se passer et que nous avons enchaîné les quêtes comme un nain s’enfile des elfs… heu je m’égare là! Eh bien non pas du tout! Et tout à commencer à partir en eau de boudin de gobelins lors de la mise en place de la formation de notre petite troupe. La tête un peu dans les nuages de Kromm dû à un réveillon qui nous a laissé quelques séquelles nous avons eu la brillante idée de mettre l’halfelin ainsi que l’elf en tête en tant qu’éclaireurs et les nains guerriers et le gros paladin (bien plus bourrin que les nains j’avoue) en dernier. C’est sûr que l’halfelin n’allait pas protester de se retrouver “bouclier” de l’équipe malgré sa très faible constitution car il pensait ainsi pouvoir récolter (dérober) tout ce qui brillerait sans nous en faire part.
C’est donc en toute insouciance que nous prîmes la route. La surprise de la première rencontre ne se fit pas attendre longtemps car sur le chemin qui menait à la forêt une poignée de kobbolts nous entravère la route et dézingua en moins de deux notre première ligne de défense (de pacotille). Et le temps que les costauds du groupe rejoignirent le cœur de la bataille et poutrèrent tous les ennemis trois persos furent blessés grièvement. Comme vous pourrez le constatez sur la photo ci-dessous l’atmosphère était electrique:
Nous avons ainsi pu apprécier les talents de notre scream queen Stéphanie dont les décibels déstabilisèrent notre maître de jeu qui dû nous rappeler tous à l’ordre plusieurs fois.
C’est ainsi que nous recouvrîmes très vite nos esprits et que nous décidâmes d’une configuration de marche plus efficaces en mettant les deux nains devant, le drakéide et le tieffelin derrière, la mage et la prêtresse derrière nous (oui c’est moi le drakéide et Pierre est le tieffelin), suivi par le reste… Mais cette première bataille nous avait un peu refroidi et l’humeur était un peu crispante comme vous pouvez le remarquer ci-dessous:
Malgré nos cris de désapprobation et de désorganisation il faut bien l’avouer, notre cher maître de donjon resta impassible et n’hésita pas à nous replonger l’épée la première dans la débâcle.
Je vous laisse pour aujourd’hui car la suite n’est vraiment pas racontable. Ce fut un moment de folie qui nous laissa tous des séquelles indélibiles. Je vous conterez peu-être bientôt l’épisode où un nain fut agressé par un drakéide adepte du “on intimide et après on demande”…
Post scriptum: Si playfactory pouvait nous donner une explication sur l’énigme du monolithe gommique entouré par les prêtresses-bovines-délavées près de la rivière ce serait sympa.

